Rationnelles ou non, certaines peurs peuvent être particulièrement handicapantes lorsque tu voyages. Tu peux avoir la phobie de l'avion, des araignées, de la foule, etc. Tu peux également te retrouver face à des difficultés réelles telles que des maladies, des événements liés aux forces de la nature (tremblements de terre, ouragans, inondations, etc.).

Peu importe la manière dont tu auras soigné ton programme de voyage et ton itinéraire, il arrivera un moment où tu devras faire preuve d'une extrême flexibilité. Et c'est le principe même du voyage, n'est-ce pas ?

Voyager, c'est perdre pied ! Voyager, c'est se soumettre à d'autres lois, d'autres cultures, d'autres réalités que celles que l'on connaît. S'il n'a pas de découverte, ni d'imprévu, à quoi bon s'en aller de chez soi. Et tu n'as pas besoin de chercher l'exploit le plus extraordinaire qui soit pour apprendre à connaître au travers de ton séjour. Pense simplement qu'en termes culinaires, il est des endroits de la planète où certains insectes sont un mets de choix (en plusieurs parties du Mexique, par exemple les sauterelles peuvent faire partie de l'alimentation quotidienne). Or si tu ne parviens pas à passer par-dessus ta révulsion naturelle pour tout ce qui t'est autre, pour tout ce qui se trouve en dehors de ton

univers propre (et immédiat), tu passeras à côté d'expériences extraordinaires. Pour reprendre l'exemple des sauterelles mexicaines, après essai, je puis t'assurer qu'elles sont excellentes (voir cuisine du monde).

Bref, je ne suis pas là en train de te faire l'apologie du "libère toi de tes inhibitions et ouvre toi au monde". Simplement, je voulais te dire que notre propre découverte passe par de tels processus. Et qu'en tant que "produits" d'une culture, nous sommes nous aussi soumis à ces phénomènes d'attraction-répulsion.

Cette rubrique est donc l'endroit où nous allons tourner en dérision certains événements particulièrement "angoissants" de nos aventures. Non pas pour en faire de pures anecdotes humoristiques, mais plutôt pour les dédramatiser, afin de démontrer que l'acceptation au moyen du rire (du rire de soi, en particulier) est le meilleur moyen de s'intégrer au sein de ce qui nous fait peur, ou de ce que l'on subit. C'est une réflexion de nanti, je m'en rends bien compte. Mais nous pourrions aussi bien fuir à toutes jambes devant ce dont nous venons de parler. Sans pour autant nous croire courageux, nous préférons faire face, le sourire aux lèvres, à toutes ces anecdotes "effrayantes" qui de manière certaine pourraient nous faire douter de la poursuite du voyage.

 
 
 
 

 

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