lieu. En effet, en
dehors de la période de migration des "Woodstork"
(échassiers de la famille des cigognes), tu risques
d'avoir très peu à observer. Ce fut notre
cas. Nous avons néanmoins pu voir un intéressant
chemin didactique sur les plantes médicinales propres
au Belize, ainsi qu'un petit papillorama contenant les
espèces de l'endroit. Mais hélas, nos quelques
heures d'observation des plans d'eau n'ont rien donné
... ni tapirs, ni pécaris, ni jaguars. La nuit
au camp a en revanche été excellente; en
fait, la réserve a été un hâvre
de paix comme nous n'en avions plus eu depuis Tulum. Si
en revanche tu viens ici pendant la saison migratoire,
lorsque les oiseaux nichent, tu trouveras l'une des plus
impressionnantes concentration d'Amérique centrale.
Contents
de notre visite, mais frustrés de n'avoir pas
observé d'animaux, nous nous sommes ensuite dirigés
du côté d'Orange Walk (à 05h30 du
matin ... pas le choix, puisqu'il n'y a des transports
publics que dans ces heures-ci). La ville en elle-même
n'a rien à offrir au voyageur. Elle n'est qu'un
centre où convergent les très nombreuses
exploitations agricoles du pays (presque toute la production
est concentrée autour de la cité). Mais
elle est également un très bon point de
départ si tu désires te rendre aux ruines
mayas de Lamanaï (second site du Belize en taille)
ou de Altun-Ha. Tu pourras alors choisir l'indépendance
et voyager en bus (aller, visite et retour te prendront
deux jours), ou voyager dans le cadre d'un tour.
Nous avons adopté pour la 2ème option
: elle offre en effet l'avantage d'un transport aquatique
(tu navigues sur une rivière), de l'observation
de la faune et de la flore locale et d'une visite totalement
guidée (tu auras ainsi des explications sur la
biologie, sur la topographie et sur l'archéologie
de Lamanaï et des environs d'Orange Walk). 
Dans
le cadre de ce tour, nous avons eu la chance de pouvoir
observer des dizaines d'oiseaux : rapaces diurnes et
nocturnes, échassiers, coraciiformes (plusieurs
types de martins-pêcheurs), passereaux, ramphastidés
(deux toucans, en fait), etc., des crocodiles, des iguanes,
des singes, une tarentule. Nous avons également
découvert nombre de plantes et d'arbres aux mille
vertus, d'orchidées et de plantes parasitaires
ou symbiotiques. Enfin, nous avons pu admirer les temples,
l'acropole et les masques de la grande Lamanaï
(la ville a compté jusqu'à 50'000 âmes
vers 800 après J.-C.). Il ne faut pas
