travaillé durant
deux années à Gland. Pendant la discussion,
nous avons appris que le groupe disposait d'un bateau
privé pour passer la frontière. Nous leur
avons donc demandé si, moyennant finance, ils accepteraient
de nous embarquer avec eux. Nous n'avions en effet pas
vraiment envie de donner notre argent au cartel des transporteurs
locaux qui dévalisent littéralement touristes
et nationaux, et ceci en contrevenant à la loi
sur les transports (celle du Nicaragua, bien entendu).
Ils ont accepté et nous avons ainsi passé
près de deux heures supplémentaires en leur
charmante compagnie. Au moment de nous séparer,
alors que je voulais verser notre dû, ils ont catégoriquement
et à plusieurs reprises (chaque fois que j'ai insisté,
en fait) refusé. Nous en avons été
éberlués. Merci encore à eux pour
leur amabilité et leur générosité.
Notre première destination sur
le sol costaricain, outre Los Chiles, était la
ville de Fortuna de San Carlos. Non pas qu'elle soit intéressante
en elle-même, mais parce qu'elle se situe au pied
du majestueux volcan Arenal. Ce cône parfait est
aussi l'un des plus actifs au monde avec des épanchements
de lave et de pierre quasi quotidiens depuis 1964. Nous
nous réjouissions à l'idée de pouvoir
oberver le même spectacle qu'à Antigua, lorsque
le volcan
Fuego s'était mis en colère ... Hélas,
le ciel était si couvert lorsque nous sommes arrivés
que nous ne pouvions pas même voir la base de l'Arenal.
Pis que cela, il s'est rapidement mis à pleuvoir
de telle manière que nous avons compris que la
saison des pluies était définitivement commencée.
Depuis la chambre de notre hôtel, nous nous sommes
demandés toute l'après-midi durant si nous
pourrions observer quelque chose. Le soir venu, un ciel
dégagé nous a permis de remarquer quelques
pierres incandescentes dévalant les pentes du volcan.
Mais sans moyen de transport, nous n'avons pu que regarder
de loin. Au matin, nous avons eu la surprise de voir que
le ciel s'était éclairci. Malgré
l'heure (05h00) j'ai voulu en profiter immédiatement
pour marcher en direction d'un bon point d'observation.
Bien m'en a pris puisqu'à
mon retour deux heures plus tard, les nuages couvraient
à nouveau le tout. Nous avons tout de même
rejoint l'autre côté du volcan afin d'y entamer
une marche. En raison de la pluie, nous l'avons vite avortée.
Gina et Jim, deux Américains qui passaient par
là, ont eu pitié des deux Suisses qui cheminaient
sous les gouttes. Ils nous très gentiment ramenés
en ville (13km plus loin). Le soir venu, en compagnie
de deux Suissesses rencontrées à notre hôtel,
nous avons loué un taxi en direction d'un mirador
afin de voir plus en face le même spectacle que
la veille. Ce ne furent pas des expulsions de lave comme
au Guatemala, mais les jets de pierres ont été
époustouflants.  |