Le
Quetzal existe, nous l'avons rencontré ! Je pense
que voilà la parfaite entrée en matière
pour te parler du Costa Rica. En effet, tu n'es pas sans
te rappeler que nous étions sur les traces de l'oiseau
sacré des Mayas depuis le Guatemala et que, à
l'exception d'un specimen empaillé, nous n'avions
jamais eu la chance d'observer cet animal fabuleux. Le
Costa Rica nous l'a offert ... plusieurs fois. D'ailleurs,
il n'a été avare en aucune occasion, ce
pays. Entre les volcans, les forêts nuageuses, les
forêts tropicales humides ou sèches, les
forêts tropicales pluvieuses, etc. et tout ce que
cela signifie en termes de biodiversité, nous ne
pouvons qu'être heureux de notre séjour ici.
Même avec de la distance, nous n'en revenons encore
pas de tout ce que nous avons découvert dans cette
contrée d'à peine 51'000 km2. La Suisse
de l'Amérique centrale (c'est le surnom communément
donné par les guides de voyages et les Costaricains
eux-mêmes) est comme une partie de l'Eden qui aurait
subsisté pour rappeler à l'Homme combien
la nature est époustouflante. Nous sommes conscients
que d'autres endroits de la planète (tels que l'Amazonie
ou Bornéo) réservent des surprises plus
énormes encore, mais à la différence
du Costa Rica, tout y est très difficile d'accès.
Ici, presque tout se rejoint par une voie terreste
asphaltée, une voie maritime aménagée
ou une voie aérienne balisée. Bref, si comme
nous tu aimes aller à la découverte de la
nature, le Costa Rica est pour toi. Si en plus tu désires
du confort et de la sécurité, le Costa Rica
est toujours pour toi. Et si tu préfères
la plage aux forêts et aux animaux, alors le Costa
Rica est définitivement pour toi. S'il fallait
encore en rajouter, je dirais que les habitants du pays
sont au moins aussi accueillants et merveilleux que leurs
terres. Toute leur philosophie, leur amour de la vie et
leur aménité tiennent dans une formule qu'ils
aiment à répéter comme une ode à
la création : "Pura Vida". Peut-on mieux
dire ? Pura Vida !
Le
premier jour où nous avons entendu ce refrain optimiste,
nous n'avions pas encore quitté le Nicaragua. En
fait, nous étions sur le débarcadère
de San Carlos (Nicaragua) pour y prendre le bateau qui
devait nous faire remonter le Rio Frío afin de
traverser la frontière de Los Chiles. Un groupe
de biologistes costaricains (et une Vénézuélienne)
étaient là qui discutaient de leur travail
dans la région. Et plusieurs phrases dans leur
discours étaient ponctuées par des rires
et des Pura Vida. Intéressés à
leurs palabres, nous avons rapidement fait connaissance.
Ce qui s'est avéré facile puisque l'un d'eux
avait vécu et
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