UaxactunNous avons profité de notre visite à Tikal pour nous rendre à Uaxactún, un site maya infiniment moins visité. Les ruines y sont certes d'importance modeste, à comparer de l'illustre voisin, mais elles ne sont néanmoins pas dénuées d'intérêt. Elles sont en outre situées au milieu d'une jungle épaisse où les animaux ne manquent pas (nous y avons vu : 4 toucans, deux espèces de singes et ... un serpent long de deux mètres). Et pour teminer, le voyageur peut commencer à découvrir ici les réalités de la vie des Guatémaltèques. Les ruines sont en effet situées sur les flancs gauches et droits d'un village, lequel a été érigé sur la piste d'atterrissage que les archéologues ont construites lorsqu'ils sont venus étudier le site. Ici, les femmes et les enfants partent aux puits et aux étangs dès le matin pour aller y chercher leur eau. Tandis que les pères et maris s'en vont avec les mules et les chevaux récolter le chicle du sapotier (arbre qui produit le latex servant à la fabrication du chewing-gum) ou les produits du all-spice tree (arbre dont les feuilles et les fruits sont extrêmement aromatiques); tout cela pour environ 20 quetzals par jour (CHF 3,15 !).

Ceibal, stèle

Après ces émotions quelques peu ... partagées, nous nous sommes rendus en la très touristique Florès. Il y a peu à dire sur cette cité entièrement dédiée au tourisme, sinon qu'elle est très sûre. Selon les explications d'un habitant, les voyageurs n'y risquent rien puisque chaque local entretient quelque relation commerciale avec les visiteurs. Elle est néanmoins située sur une péninsule imbibée d'histoire et àFlorès, cinéma l'intérieur d'un lac cristallin. Pour terminer, il s'agit d'une excellente base de rayonnement vers les sites mayas du département de Péten, ou pour passer nouvel-an dans un cadre "moderne" (nous nous sommes offerts une soirée cinéma, suivie d'un souper dans notre chambre d'hôtel : menu pizza/gros rouge chilien ... presque comme à la maison ...). Bref, Florès est une ville (hélas) incontournable si tu visites le nord.

Nous aurions voulu passer plus de temps dans cette gigantesque forêt vierge à la pointe du pays, mais le voyage y est très onéreux et assez peu sûr; nous nous sommes en outre dits que l'Amazonie nous consolera plus tard de ce que nous n'avons pas vu ici. Nous avons choisi de reprendre la route vers le sud, en direction de Rio Dulce et de l'énorme lac Izabal. Hélas, l'accueil de la région ne fut pas chalheureux du tout : pluie battante, froid, vent nous ont fait renoncer à une visite plus ample de

 
 
 
 

 

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