Si les superlatifs n'étaient pas déjà tant usités dans le langage commun, nous n'hésiterions pas à nous en servir jusqu'à satiété pour qualifier le Guatemala : le plus chaud, le plus humide, le plus poussiéreux, le plus froid, le plus hasardeux, le plus hermétique, le plus pauvre .... Certes, la petite taille de cette nation (2,6 fois la Suisse) influence cette peinture qui peut sembler excessive. Mais même considérées de manière factuelle, les désignations ci-dessus restent valides. Couvert d'une jungle épaisse au nord, riche de terres fertiles au sud est, traversé de montagnes et de volcans (dont certains culminent à plus de 4'000 mètres), habité en toutes parts par de purs descendants du peuple Maya (cas unique, plus de 80 % de la population est autochtone) et intarissable creuset d'histoire et de culture, le Guatemala ne cesse d'étonner le voyageur le plus blasé.

Le premier contact fut d'ailleurs un peu en demi teinte pour nous. Après avoir quitté un Bélize que nous jugeions relativement démuni, nous sommes entrés le 26 décembre dans un pays que les guides de voyages considèrent comme l'un des plus pauvres des Amériques. Et à notre surprise, nous n'avons pas vu immédiatement la désolation à laquelle nous nous étions mentalement préparés. Au contraire, la pointe nord est du Guatémala nous a semblé profiter pleinement de l'attrait touristique des ruines de Tikal et de la jungle tropicale : des camionnettes remplies de touristes locaux et étrangers, des hôtels et guest houses à profusion, des restaurants à la nourriture variée : Tikal, cour centraletout ici nous a rappelé un Mexique pourtant réputé beaucoup plus riche. Nous sommes retombés dans la réalité une semaine plus tard ... Mais pas d'anticipation : nous sommes donc arrivés en cette Tikal, vue temple IVnouvelle contrée avec la surprise de voir combien tout y semblait bien développé, organisé. Sur-le-champ, nous nous sommes dirigés vers l'inévitable Tikal. Après toutes ces ruines visitées au Mexique et au Bélize, nous ne pouvions manquer de voir ce que beaucoup considèrent comme les plus Blue crowned Motmotbelles ruines mayas. Disons-le d'emblée : tout ce qui est offert à la vue du touriste est reconstruit ! La restauration a été mise de côté au profit d'une réfection complète des bâtiments les plus intéressants. Mais si elle ne peut se prévaloir d'une authenticité totale, Tikal est malgré tout un passage obligé, ne serait-ce que parce qu'elle se situe au sein d'une jungle dense où la vie sauvage se donne à voir sans inhibition. Emerveillés, nous y avons passé 3 jours !

 
 
 
 

 

accueil | contact |
Copyright © 2003 helveticus.net, tous droits réservés.
Conception et réalisation : Alain Bolomey.