

ont
animé la ville pendant plusieurs jours. Ce qui
nous a le plus émerveillé durant le temps
passé dans la capitale sont les
alfombras.
Il faut s'imaginer des dizaines de personnes travaillant
durant plus de deux jours et deux nuits consécutifs
à la réalisation de gigantesques fresques
de sciure colorée. Tout ce labeur pour obtenir
un magnifique tapis

polychrome qui sera détruit sous les pieds des
participants à la procession du Vendredi Saint.
On aurait voulu pouvoir en sauver un ou deux, mais plusieurs
centaines de panards impitoyables nous en ont empêchés.
Enfin, à chaque pays ses traditions pascales ...
nous cassons ces oeufs que nos mamans ont décorés
avec enthousiasme et amour, et ici (mais aussi dans plusieurs
villes d'Amérique centrale) ce sont de véritables
tableaux qui connaissent un destin également éphémère.
Durant
notre visite à Tegucigalpa, nous avons également
pris le temps de visiter la basilique de Suryapa. Ce
lieu saint a deux particularités : il comprend
les plus grands vitraux d'Amérique centrale et
il a été en très grande partie
construit grâce aux militaires et au budget normalement
dévolu à l'armement ! Comprenne qui pourra.
Il n'empêche que le bâtiment, bien que moderne,
impressionne tant par sa taille que par sa facture.
Et le panorama sur la vallée depuis la grand
place vaut à lui seul le détour.
Nous avons quitté Tegucigalpa durant la journée
du dimanche de Pâques. Nous nous sommes dirigés
en direction de l'ancienne capitale, la ville coloniale
de Comayagua. Cette cité est au centre d'un grand
projet international qui vise à restaurer et
à jumeler toutes les villes coloniales d'Amérique
centrale
dont
la signification historique et l'héritage sont
primordiaux : Antigua au Guatemala, Suchitoto au Salvador,
Granada au Nicaragua et Comayagua au Honduras. Cette-dernière
possède du reste certains des bâtiments
religieux ou non les plus anciens du continent. Sa cathédrale
abrite l'un des plus anciens (sinon le plus ancien ...
des historiens essaient de le déterminer) mécanismes
horlogers au monde. Il s'agit d'une montre arabe construite
en Espagne aux alentours du XIème siècle
qui a été
