S'il connaît
une affluence touristique relativement importante, le
Honduras reste un pays très largement méconnu.
La majeur partie de ses visiteurs se divise en effet entre
deux grands groupes : 1° ceux qui, venant de Antigua
au Guatemala, traversent la frontière juste pour
un jour afin de voir les ruines mayas de Copan; 2°
les voyageurs, plutôt jeunes et "désargentés",
qui se rendent sur la moins chère des Islas de
la Bahia, Utila, pour y faire de la plongée. A
noter que ceux-ci trouvent parfois le temps de se rendre
également à Copan. En dehors de ces deux
populations, très peu de personnes prennent la
peine d'aller à la rencontre des autres trésors
que recèle le pays. Et si nous en avons découverts
plusieurs, nous sommes nous-mêmes encore loin de
pouvoir prétendre connaître bien le Honduras
: sa côte orientale est très difficile d'accès
et nécessite beaucoup de planification et de temps.
C'est ce qui explique en partie pourquoi nous avons concentré
notre séjour uniquement sur le flanc ouest du pays.
Depuis
la frontière du Salvador, nous avons rejoint
la capitale, Tegucigalpa, d'une traite. Cette ville
est réputée pour être la plus belle
des capitales d'Amérique centrale. Bien que le
compliment soit un peu fort à notre goût,
il faut avouer que la ville comprend de très
beaux endroits. De plus, on n'y rencontre pas le chaos
total de Belize City, Guatemala City, ou pire encore,
San Salvador et Managua. Au contraire, le centre de
la cité est impeccablement lustré et les
quartiers populaires demeurent relativement propres
(n'oublions pas que le souci de salubrité a pour
corollaire les moyens que l'on peut investir pour y
répondre ... or ils sont ici très limités).
En bref, enfin une capitale d'Amérique latine
où l'on se sent bien ! Nous avons d'ailleurs
beaucoup profité de la ville puisque nous y sommes
demeurés, un peu contre notre gré, quatre
jours et demi. Arrivés en pleine semaine sainte,
nous avons dû patienter quelques jours avant que
le monde ne recommence à tourner ... rien de
plus sacré en effet que la
pause
pascale en Amérique centrale. Et pour ce qui
est de Tegucigalpa, ceci était d'autant plus
vrai que les rues sont restées presque désertes
tout le temps que nous y avons passé. Le gros
des habitants disposant des moyens nécessaires
pour ne pas travailler cette semaine-ci s'était
en effet déplacé vers le nord pour y profiter
des nombreuses plages du pays. Nous avons donc pris
le temps de visiter Tegucigalpa assez en détail,
en attendant que les banques ouvrent à nouveau
et que les transports reprennent. Nous avons également
pu assister aux différents préparatifs
des jours saints et aux processions qui
