
peine 38 km plus loin, dans la ville de Boquete. Cette
petite station de montagne (en termes panaméens)
présente en effet de multiples attraits : des caféières
à perte de vue, des panoramas imprenables sur la
cordillère centrale et sur le volcan Baru, la possibilité
de voir des quetzals, plusieurs possibilités de
marche, et finalement un climat parmi les plus agréables
de tout le pays. Nous avons profité de la relative
fraîcheur de l'endroit pour visiter quelques curiosités
locales, parmi lesquelles des formations basaltiques et
de somptueux jardins floraux.
Suite à cette pause climatique,
nous avons résolu qu'il n'était pas décent
de passer au Panama sans admirer au moins quelques unes
de ses magnifiques îles. Depuis Boquete, nous avons
pris le bus afin de traverser le pays en direction du
fameux archipel de Bocas del Toro. Outre l'éclat
de la nature marine que nous désirions admirer
à nouveau, nous y avions plus ou moins arrangé
des retrouvailles avec un charmant couple de hollandais-français-portuguais,
bref un couple multinational, avec lequel nous avions
sympatisé lors de notre séjour sur Roatán
(Honduras). En chemin, nous nous sommes faits quelques
réflexions bien helvétiques en regardants
les bords de route : "Tiens, tout cela est propre",
ou "oh, des cantonniers coupent l'herbe là
au bord ... et avec des ébroussailleuses !".
Il faut savoir que le degré de développement
du Panama par rapport aux autres pays d'Amérique
centrale se mesure en partie grâce à ces
marques visibles des dépenses de l'Etat. Ce type
de débours est en effet impensable ailleurs que
dans ce pays aux multiples rentrées d'argent (canal,
zone franche, réseau bancaire, etc.). Nous avions
pourtant bien vu des gens couper l'herbe en bord de route
dans d'autres pays, mais c'étaient avant tout des
paysans qui, armés de leurs machettes, travaillaient
très localement pour le compte de quelques municipalités.
Enfin, nous nous sommes étonnés du fait
que nous étions encore capables de ce genre de
réflexions ! Après 7 heures d'asphalte et
une heure
trente de bateau, nous débarquions sur Bastimentos.
Nous recommandons cette île au tourisme encore balbutiant;
on y trouve certes moins de confort que dans la touristique
Bocas Town, mais tellement plus de convivialité
et d'authenticité ! La chaleur et l'humidité
du lieu nous ont en revanche obligé à arroser
copieusement notre revoyure avec Svenny et Alex. Mais
comme les bières d'ici sont les moins chères
de celles que nous avons vues depuis le début du
voyage ...  |