vogues
au milieu des glaciers et des résidus d'icebergs,
tu observes des phoques, des dauphins, voire des baleines.
En bref, c'est une semaine bien agréable. Et
lorsque tu la vis, tu te dis même que c'est exceptionnel.
Bien entendu, il y a les
excursions à terre qui font un peu "piège
à touriste", mais tu peux t'en échapper
et aller explorer seul la nature environnante (tu as
chaque fois presque une journée complète
pour le faire). Alors quoi ? Quelque chose cloche ?
En
fait, tu ne t'en apercevras que si tu passes plus de
temps en Alaska que la durée de la croisière
(la plupart des touristes s'en retournent dès
leur arrivée à Seward). Ce qui ne va pas,
c'est que la cruise, au final, c'est juste "joli".
L'Alaska, c'est un peu comme les éclairs au moka
... le meilleur est à l'intérieur. Il
faudra donc que tu prennes un peu plus de temps si tu
veux vraiment voir des paysages à te couper les
jambes.
C'est donc avec un certain nombre de panoramas au fond
des yeux, et la panse bien pleine (il est absolument
improbable de ne pas prendre du poids pendant une croisière),
que nous avons débarqué à Seward
le 8 septembre. A 9 heures du matin, nous avions déjà
refait la planification de notre première semaine
à terre : nous voulions à tout prix éviter
la nuit que nous devions passer à Anchorage,
afin de rejoindre le Denali National Park au plus vite.
Et nous y sommes parvenus. Après plusieurs coups
de téléphone, nous avons pu nous arranger
pour obtenir une connexion pour le parc avec un changement
à Anchorage et deux heures d'attente seulement.
Je pense que nous avons bien fait d'éviter cette
ville. Tous les guides et chaque personne rencontrée
nous l'ont décrite comme une verrue irrémédiablement
expansive (elle compte 300'000 habitants aujourd'hui),
qui n'a ni charme, ni intérêt, pas même
architectural. Et l'aperçu que nous en avons
eu en la traversant nous a conforté dans ce jugement
peut-être hâtif. Mais nous étions
là pour la nature, que diable !
Nous avons donc fait en un jour et deux étapes
le trajet de Seward à Denali. Première
impression : paysage magique, couleurs d'automne qui
commence, arbres à foison, presque pas de ville,
ni de villages. A l'exception d'Anchorage, très
peu de circulation sur le minuscule réseau routier
(en quantité, pas en longueur) de l'Etat. Enfin,
après environ 700 km de denses forêts,
puis de 
