Salvador, centreIl a bien fallu empaqueter nos bagages et nous départir d'Olinda. Nous l'avons fait le 2 août, lorsque nous avons pris le bus de nuit pour la vibrionnante Salvador Do Bahia. Le moins que l'on puisse dire est que la ville mérite son surnom populaire de "capitale culturelle du Brésil". On y trouve en effet les métissages les plus divers de tout le pays ... dans tous les domaines : chant, danse, peinture, sculpture, religion, nourritures et boissons, etc. tout concourt à faire de Salvador un lieu où la multiplicité humaine se donne à voir sous toutes ses formes. Nous avons quant à nous été surpris dès notre sortie du terminal de bus. Lors du trajet en direction de la vieille ville, nous sommes passés dans des quartiers à l'architecture incroyable. Aucne comparaison possible avec ce que nous avions vu jusqu'ici : desSalvador, élévateur immeubles modernes et contemporains avec des matières, formes et couleurs que nous n'avions observé nulle part ailleurs. Et nous disons bien nulle part ! Le tout formant un mélange hétéroclite et incroyablement fascinant. C'est un peu comme si des dizaines d'architectes un peu fous avaient eu les moyens de laisser leurs créativités suivre leur cours. En bref, une explosion d'imagination qui donne à voir que moderne ne rime pas nécessairement avec terne. Puis nous sommes parvenus dans le Pelourinho, le vieux quartier du centre-ville. Nous avons retrouvé dans ces lieux un peu du parfum de Saõ Luis ... les couleurs en plus. Car c'est ceci que Salvador : une bruyance de musique et de vie, une éructationSalvador, Pelourinho de chants et de joie, une extrospection du merveilleux embrouillamini dont nous sommes finalement tous faits. Dois-je le dire plus simplement : nous avons adoré la multiplicité de Salvador. Il ne nous a finalement manqué que plus de temps pour y demeurer ! Mais une fois encore nous avons dû partir : adieu cachaça additionnée de mille fruits tropicaux, adieu capoira, adieu mama en boubou, adieu ... Une seule chose a su nous consoler de ce départ : la ville vers laquelle nous nous dirigions, c'était Rio de Janeiro !

Rio de Janeiro, Paõ de AçucarEst-il encore possible de présenter Rio ? Tout le monde n'en a-t-il pas déjà une représentation mentale ? Le carnaval, les favellas, l'Homme de Rio, le Paõ de Açucar, les escadrons de la mort, Copacabana, le Christo Rendedor, la fille d'Ipanema, ... autant de mots qui nous ont un jour fait rêver ou cauchemarder ! Que l'on aime les villes ou pas, Rio constitue une destination de voyage en soi. Elle fait partie de ces lieux mythiques qui persécutent notre imaginaire et nos mémoires. Arrivés de nuit, nous n'avons pas

 
 
 
 

 

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