un peu curieux, peut
ainsi appréhender différentes réalités
sociales brésiliennes simplement en se promenant
sur quelques rues du même centre-ville. Il lui faudra
certes checher un peu à communiquer, ce qui est
certainement plus facile ici qu'ailleurs, tant les habitants
sont accoutumés aux touristes. Nous avons ainsi
visité Olinda la superbe durant deux jours, prenant
le temps au passage de faire un tour dans la vieille ville
de Récife (également charmante, bien que
passablement décrépite).
D'autre part, nous nous sommes rendus dans les bureaux
du Projecto Dom Helder Camarra afin d'y organiser
notre passage dans le Sertaõ. Grâce au
père de Vincent (que nous profitons de remercier
une fois encore), nous avions eu l'opportunité
d'entrer en contact avec les dirigeants de cette ONG
dont le but est d'aider les argiculteurs de cette zone
du Brésil à développer des moyens
pour mieux maîtriser les difficultés climatiques
de leur région, ainsi qu'à trouver avec
eux des
alternatives pour disposer de rentrées pécuniaires.
Nous sommes infiniment reconnaissants aux membres de
Dom Helder pour leur accueil et pour nous avoir
donné la possibilité de faire cette visite.
Elle a contribué à nous ouvrir plus encore
les yeux sur la vie des populations défavorisées
au Brésil. Grâce à eux, nous avons
pu avoir un aperçu du mode de vie d'agriculteurs
indigènes dans une zone particulièrement
aride près d'Afogados. Nous avons également
fait la connaissance d'une famille qui, ayant dépassé
le stade de l'auto-subsistance, commence à faire
le commerce de légumes organiques. Enfin, nous
nous sommes déplacés vers Monteiro afin
de visiter un asentamiento (sorte de
colonie où vivent des communautés auxquelles
le gouvernement a distribué des terres) et de
nous rendre compte des moyens qu'il est possible de
mettre en oeuvre pour conserver sur la durée
la plus précieuse des denrées : l'eau.
Nous avons été particulièrement
remués par cette confrontation. Mise en perspective
avec d'autres expériences (Guatemala, Honduras
et Nicaragua en particulier), elle a fait (re-)naître
en nous un certain nombre de désirs d'investissement
coopératif dont nous aurons à reparler
à notre retour (ou avant, qui sait).
Nous
avons encore passé deux jours à Olinda.
Le temps pour nous de terminer la découverte
de son architecture, mais également de fêter
dignement notre 1er août en dégustant la
sublime fondue Gerber que Vincent nous avait ramené
de Suisse ... une fois encore, nous diras-tu. Mais cette
fois, nous avions un prétexte !