Iguaçu côté argentineLe lendemain, après avoir pris congé de Lorena et Patricio, nous avons emprunté le transport de l'auberge (payant, bien entendu) à destination de l'autre côté des chutes. Nous avons débuté le trajet par un arrêt à "frontera triple", un lieu improvisé d'où l'on voit le Brésil, le Paraguay et l'Argentine. De la vraie daube, comme dit si bien mon frère ! Puis nous nous sommes rendus vers la réelle attraction du jour. Cette fois-ci, pas de panoramas lointains, mais de longs chemins sécurisés qui t'amènent tout près de l'eau. Nous avons marché durant quatre heures afin de tout voir. Et nous avons terminé par le clou de l'endroit, un petit chemin de fer qui nous a amené jusqu'à une dernière passerelle : celle de la Garganta del Diablo, le point des 275 chutes d'Iguaçu qui laisse passer le plus d'eau. Evidemment, nous ne saurions en parler suffisamment bien ! Nous tenons à te donner un conseil cependant. Si tu te rends ici, prévois absolument de visiter les deux côtés des chutes : l'un est panoramique et impressionnant par la taille des éléments, l'autre est en plan rapproché et saisit par sa puissance.

Porto Murtinho, LaureAprès ces moments inoubliables dans les embruns d'Iguaçu, nous avons décidé de quitté le pays durant deux semaines afin de visiter un territoire extrêmement peu touristique, le Paraguay. Nous sommes ensuite revenus de manière "officieuse" au Brésil, après les péripéties de nos multiples traversées de douanes (voir la rubrique "Paraguay"). Le 29 juillet, après quatre jours dans la plus totale illégalité, nous avons enfin pu faire estampiller nos passeports à l'office d'immigration de Corumba, en plein sud du Pantanal. Si nous avons tant sué pour arriver jusqu'ici, c'est précisément afin de visiter cette région si riche et si diversifiée en termes d'ecosystèmes. Mais comme la faune et la flore ne sont pas directement accessibles, nous avons pris le temps de nous organiser auprès d'une agence locale, "Green Track". Autant le dire tout de suite, nous ne la recommandons pas. De tous les tours que nous avons faits, voici le plus médiocre en ce qui concerne les informations reçues; et bien que nous sachions que les guides de l'agence ont la possibilité de transmettre un savoir large, ils nous ont surpris par leur Pantanal, panoramadéconcertante nullité et par leur fainéantise. Une seule chose nous a empêché de "retourner l'agence"... Après menace, le directeur du tour, présent avec nous au campement, a coordonné pour nous une visite vers notre principal intérêt : l'ara bleu du Pantanal. C'est tout ce qui les a sauvé, lui et son agence ! Mais si les guides ont été stupéfiants de vacuité, la nature a quant à elle été très généreuse. Pour faire court,

 
 
 
 

 

accueil | contact |
Copyright © 2003 helveticus.net, tous droits réservés.
Conception et réalisation : Alain Bolomey.