Cartagena de Indias, rueLe lendemain, nous n'avons pas attendu midi avant de partir à la visite de la ville ... nous avions bien trop peur de la fournaise dont nous avions eu un aperçu le jour précédent ! Cela n'a pourtant rien changé. A peine dehors, nous nous sommes mis à fondre. Nous avons serré les poings dans nos poches et avons marché en direction de la vieille ville. Tout d'abord, nous avons vu la grande enceinte qui entoure la cité sur plusieurs kilomètres. Passé le vénérable gardien par la porte de l'horloge, nous avons commencé à prendre la véritable mesure du caractère unique de Cartagena. De larges places, distribuant des rues étroites dans toutes les directions, des peintures à la chaux sur des murs en pierre ou en adobe, des boiseries cirées aux moulures fines, des balcons fleuris dont émanent les parfums d'un autre temps. Nous sommes immédiatement tombés amoureux de ce véritable musée vivant. Et nous aurions ainsi déambulé des heures durant si le climat nous l'avait permis. Mais il ne nous a laissé Cartagena de Indias, plazaaucun répit et nous avons dû interrompre la visite pour nous réfugier dans un café climatisé. C'est du reste là que nous avons découvert que commander un café en Colombie signifie qu'il va nous être servi avec du lait. Le café tel que nous l'entendons s'appelle ici tinto et possède la force d'un ristretto. Avec une ironie sournoise, la télévision de l'endroit diffusait un reportage du National Geographic sur le Groenland. Nous l'avons visionné presque en entier, comme pour avaler des océans de fraîcheur au travers de l'écran. Mais cela n'a servi de rien. Lorsque nous sommes ressortis, nous nous sommes à nouveau décomposés.

Cartagena de Indias, murailleNous avons poursuivi notre découverte de ces merveilles des siècles anciens en nous dirigeant vers la muraille. Une fois en son sommet, nous avons enfin pu respirer un peu : un puissant air marin la balaye en permanence. En fait, tout cela nous a permis de sécher rapidement; l'air y est en effet si chaud que tu as l'impression d'être face au sèche-cheveux ... Nous nous sommes alors promenés entre mer et ville. Les Caraïbes d'un côté nous renvoyaient des éclats bleus turquoises et verts, tandis que la cité nous éblouissait de bleus royaux, de rouges, d'oranges et de jaunes. Nous aurions voulu pouvoir comparer les charmes de cette architecture, mais aucune des villes visitées, pas même Antigua, ne pouvaient rivaliser. Nous nous sommes à nouveau félicités d'avoir changé de plan de route et de nous être rendus en ce lieu de contes ! Plus tard, alors que nous passions près d'une vieille arène en

 
 
 
 

 

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