La Colombie n'était pas une destination prévue au départ. Laure avait en effet rapidement mis au clair que, pour elle, ce pays n'était pas une option, et que sa décision n'était pas négociable. Puis, au fil de rencontres avec des voyageurs qui en revenaient, et à force d'un patient travail d'argumentation, une légère brèche s'est ouverte. Au vu du temps à disposition et de l'insécurité relative du pays (rappelons que 3'000 personnes sont enlevées ici chaque année, que 8 touristes ont été kidnappés en septembre 2003 dans un lieu proposé par les tours operateurs et que des explosions de bombes ont lieu presque chaque semaine dans des villes importantes ou non), nous avons convenu qu'un voyage de courte durée dans un endroit soigneusement choisi était possible. Tous mes élans étaient tournés vers la ville de Cartagena de Indias et je nourrissais l'espoir depuis des mois que Laure saurait se laisser convaincre. Après la lecture de plusieurs sites internet et la prise en compte des avis de quelques touristes, la décision est tombée. Nous irions en Colombie, mais seulement à Cartagena ! Les aléas des transports aériens nous ont pourtant forcés à inscrire Bogotá sur notre parcours.

Bogotá, vue aérienneAprès avoir quitté Panama City par un temps clair, nous avons transité par l'aéroport de la capitale colombienne. La sécurité et les contrôles qui ont lieu ici ne laissent plâner aucun doute sur les potentialités de danger. Comme nous étions un peu en avance, nous avons pu profiter un peu de l'air frais qui règne en ces hauteurs (Bogotá se situe à 2'300 mètres d'altitude). Puis nous avons repris un vol vers le nord. Les panoramas ont été splendides : des montagnes, de grosses rivières, les Andes, la mer caraïbe, etc. se sont déroulés sous notre regard. En fait, l'expérience de reprendre l'avion a été assez spéciale (pour la première fois en de très nombreux vols, j'ai eu quelques accès de panique aérienne). Cela Colombie, vue aériennefaisait en effet plus d'un an que nous ne connaissions plus que les transports terrestres et maritimes et voir la terre d'en haut nous a causé de bien fortes impressions. Arrivés à Cartagena, nous avons eu la surprise de constater que Panama City n'est finalement pas la ville la plus intolérablement chaude et humide de la planète ... et le commentaire ne vient pas de moi. Laure même, qui supporte avec le sourire les températures les plus abominables, s'est mise à suer comme au sauna. La nuit tombante et les vents venant de la mer ont néanmoins rafraîchi notre arrivée dans la cité coloniale.

 
 
 
 

 

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