Le jour suivant, nous avons pris une connexion terrestre vers le sud-est du Venezuela. Il faut savoir une chose sur les bus climatisés du pays : ce sont de vrais frigos. Il est en effet absolument nécessaire de se munir d'un pull-over ou d'une veste si l'on a un long trajet à effectuer ... et c'est une personne qui aime le froid qui vous le dit ! Donc, nous avons passé près de quatorze heures dans Roraima, marchenotre frigidaire, emmitouflés dans nos vêtements thermiques, voire dans un sac de couchage, à regarder l'incroyable paysage de cette région du pays. La Gran Sabana est en fait un vaste territoire autrefois recouvert d'une jungle dense qui a connu un incendie ravageur il y a un peu plus de deux siècles. Pendant une décade, le feu a avalé des centaines de kilomètres de forêt et il aurait certainement continué sa course à l'est et au nord si le large fleuve Orénoque n'avait pas stoppé sa course. Aujourd'hui, cette "savane" donne l'impression d'être un interminable plateau où rien ne pousse malgré le bon équilibre hydrologique et climatique qui est le sien.

Nous avons admiré le long tapis herbeux et jusqu'à Santa Elena; nous n'avons connu que deux arrêts : des fouilles militaires, principalement dirigées contre les Brésiliens qui rentreraient chez eux avec des marchandises illégales.

Le lendemain dès 07h30, je me suis mis en quête d'une bonne agence pour effectuer le trek de Roraima (une excursion assez connue qui dure six jours et que plusieurs opérateurs proposent). En cherchant, je me suis rendu compte que les prix affichés en vitrine étaient beaucoup plus élevés que ce qui est annoncé sur les sites internet que nous avions visités (de $ 220,-, on est passé à $ 320,- par personne). Renseignements pris, il est apparu que tous ceux qui proposent ce tour avaient passé un accord deux semaines auparavant afin que l'excursion soit offerte à un prix fixe par tous. Nous avons trouvé cette décision arbitraire. Et du moment que les prix affichés sur les sites internet des agences n'avaient pas changé, nous avons argumenté afin de faire baisser un montant décidémentRoraima, Paratepui trop élevé (par rapport au Venezuela, bien entendu). De plus, nous savions que la différence n'allait pas dans les poches des guides ou des porteurs. Il était donc exclu de partir pour une telle somme ! Rien à faire auprès des agences locales. Par chance, nous avons rencontré un groupe, partant le jour même, qui avait obtenu une facture nettement moins importante ($ 160,-). Nous avons discuté. Les guides nous ont ouvert les bras ... en une heure, nous avions fait notre check-out, préparé nos sacs pour une randonnée de presque une semaine, payé l'excursion, déjeuné, etc ... ça motive, une opportunité ! A 14h00, après avoir roulé, chargé le matériel de camping, roulé encore, mangé un riche en-cas, nous avons débuté

 
 
 
 

 

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