Nous n'avons pas passé beaucoup de temps au Venezuela. Environ une dizaine de jours. Non pas que nous n'aimons pas le pays, tout au contraire. Mais notre intérêt durant ce voyage était uniquement de visiter une région que nous n'avions pas eu le temps de voir lors d'un précédent voyage en 2001. Ne te méprends donc pas en voyant que notre récit est court : le pays est sompteux et figure même parmi nos préférés à ce jour. Juge plutôt : à l'ouest, les Andes (avec des sommets à 5'000 mètres déjà), au nord des archipels marins aux beautés stupéfiantes, à l'est le delta de l'Orénoque et les Tepuis, au sud la jungle amazonienne. Véritablement, il y a au Venezuela de quoi contenter tous les types de voyageurs, qu'ils aiment la montagne, la biologie, la plage, etc. Presque tout est accessible en une heure d'avion environ ou une quinzaine d'heures de bus (même s'il est vrai que certaines destinations ou connexions peuvent prendre beaucoup plus de temps). En bref, bien que notre voyage ici ait été très focalisé cette fois, le Venezuela est un pays que nous adoronsCaracas, vue avion et que nous t'enjoignons de visiter dès que possible !

Le 29 juin, après les aventures colombiennes que tu connais déjà, nous sommes arrivés à l'aéroport de Caracas. Notre but était de rejoindre dès que possible le sud-est du pays (Santa Elena, près de la frontière du Brésil). Nous avons donc décidé de prendre un avion à destination de Ciudad Bolivar (point de départ pour le parc national de Canaima et la chute "Angel" - 979 mètres -), à partir de laquelle nous avions convenu de traverser la Gran Sabana en bus, et de jour, afin de profiter des paysages plats et sans arbres qu'elle déroule à l'infini. Une fois à l'intérieur de l'avion, nous avons remarqué que le vol faisait une escale dans une ville appelée Ciudad Guyana avant de repartir vers sa destination finale. Cette ville étant plus proche de Santa Elena, nous nous sommes demandés une seconde ce que nous pouvions faire. Ne faisant ni une, ni deux, je me suis dirigé vers la cheffe de cabine pour lui demander s'il nous était possible de nous arrêter à Ciudad Guyana. Elle a tout d'abord hoché la tête, puis est partie poser la question au capitaine. Elle est revenue avec le sourire, a noté nos numéros de bagages et m'a communiqué que nous allions pouvoir descendre. Laure et moi avons bien ri de cette anecdote : avoir la possibilité de choisir là où tu sors de l'avion, cela rappelle le taxi, non ? Tu imagines faire cela avec une compagnie américaine ... On te ferait débarquer de l'avion, oui, mais pour te remettre à des messieurs en uniforme !

 
 
 
 

 

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