L'idée de visiter le Laos ne nous était pas venue avant que nous retrouvions Vincent à Bangkok. Nous nous rappelions certes que Joëlle et Olivier, deux voyageurs de nos amis, nous l'avaient décrit comme le pays qu'ils avaient préféré lors de leur périple en Asie, mais je ne sais pas pourquoi, nous l'avions oublié dans notre programme. Sans doute parce qu'il nous semblait possible d'en faire une destination de voyage en soi, qui pouvait facilement se parcourir en un mois. Notre comparse l'avait quant à lui placé en tête de liste. Et puisque nous venions de faire une entorse au parcours en nous rendant au Cambodge, pourquoi ne pas poursuivre avec une deuxième ? Quelle excellente initiative Vientiane, tuk-tuknous avons eue ! Non seulement, nous avons découvert le nord de ce magnifique pays, mais nous avons également rencontré la gentillesse la plus désintéressée qui soit. Encore plus que le pays lui-même, ce sont les habitants qui nous ont parus extraordinaires tant par leur hospitalité que par leur générosité. Nous pensions que les sourires de Thaïlande étaient insurpassables ... nous nous trompions ! Et quant à ce que nous avions imaginé possible (voir le pays en quelques semaines), il ne nous aura fallu que deux ou trois trajets en bus pour apprendre que le Laos s'apprécie lentement, au gré de ses routes difficiles et de son infrastructure en développement.

Nous sommes rentrés dans le pays juste au-dessous de sa capitale Vientiane en empruntant le pont de l'amitié, une construction australiano-laotienne qui surplombe le légendaire Mékong. Les changements avec le voisin du sud ne nous ont pas immédiatement sauté aux yeux, comme c'avait été le cas au Cambodge. La route était asphaltée, les maisons presque toutes en dur, des 4X4 flambants neufs occupaient la moitié de la route, etc. Seuls les tuk-tuk avaient changé d'allure; ce n'était plus des petits trois roues Piaggio, mais des espèces de cabines à deux roues soudées sur un vague chopper. A coup sûr, les engins auraient fait fureur dans une convention de motards en Europe ! A Vientiane même, les différences ne nous ne nous ont pas non plus semblées importantes. Puis nous nous sommes souvenus que nous nous trouvions dans la ville principale d'un pays presque aussi gros que la Thaïlande. Dès lors, les rues larges et vertes, les maisons à l'architecture basse, espacées les unes des autres, l'absence d'immeubles (à trois ou quatre exceptions près), etc ont pris une autre signification. Sans aucun doute, il faisait bon vivre à Vientiane. Infiniment plus qu'à Bangkok, Kuala Lumpur ou Singapour. Même dans la fluidité du trafic, on remarquait que ce lieu était à part : les voitures n'étaient pas collées les unes aux autres, les piétons pouvaient traverser des routes qui n'étaient pas encombrées et, ô miracle, ils semblaient avoir la priorité sur les véhicules. Les hôtels au bord du fleuve étant tous pleins, nous avons choisi de nous loger à l'enseigne un peu

 
 
 
 

 

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