gérant à la distinction et aux manières étonnantes pour une auberge de ce genre. L'établissement possédait en outre tout ce qu'on pouvait demander (cuisine très bien fournie, internet, petite bibliothèque) à l'exception d'un coin salon. Mais les larges dortoirs à quatre lits avec réfrigérateur, tables et chaises - et TV, hélas - compensaient ce manque. Le seul point négatif était finalement cette vieille moquette usée qui donnait aux chambres et aux vestibules l'impression de n'être pas très propres. Nous nous en sommes accomodés (en particulier parce que nous avons immédiatement constaté que le ménage était fait partout au moins une fois par jour). Si nous prenions autant de précaution dans le choix et dans l'observation de ce lieu pour dormir, c'est que nous ne savions pas combien de temps nous allions y demeurer. Nous n'étions en effet là que pour acheter un véhicule et nous ignorions quand nous le trouverions. Durant la semaine qui a suivi, nous avons épluché les petites annonces et les tableaux d'affichage des hostels, arpentés les rues en large et en travers, payé trente visites au "car market" (un étage entier du parking couvert de Kings Cross est consacré à une expo-vente. Depuis presque vingt ans, les backpackers du monde entier viennent ici pour acheter ou se débarasser un véhicule). Nous n'avons trouvé un inérêt que par trois fois. Il faut dire que nous recerchions quelque chose de précis : un van avec pop-top (toit télescopique), cinq vitesses manuelles, cuisinière à gaz, frigo et si possible âgé de moins de vingt ans. De plus, nous ne voulions pas le payer plus de CHF 4'000,-. Le premier que nous avons vu datait de mille neuf cent huitante et dépassait le budget. Le second était une semi-épave. Finalement, nous avons jeté notre Achat du vandévolu sur le troisième. Nous l'avions initialement écarté parce qu'il présentait une rouille sévère en certains endroits, puis nous nous sommes dits que du moment que le reste était dans un état supérieur à ce qu'on en pouvait attendre (vu le grand âge du véhicule), nous nous chargerions de passer le rust-kill nous-mêmes. Nous avons procédé à l'achat (un échange de papier et une insciption à l'Autorité du Traffic) et avons ainsi acquis Villa Nova (le nom de baptême laissé par les premiers propriétaires) pour de bon.

Botanical Garden, cacatoès Outre nos recherches intensives d'un moyen de transport, nous avons également visité un peu Sydney. Nous avons en particulier vu plusieurs fois l'Opera house et les jardins botaniques, le centre des affaires, Chinatown et le Victoria Harbour. Suffisamment pour constater que cette métropole est belle et agréable. Il fait certainement bon y vivre; il y a de l'espace, de nombreux parcs et des zones vertes. De plus, les plages, la montagne ou la mer sont accessibles en un rien de temps depuis n'importe quel point de la cité. En fait, la capitale du New South Wales nous a parfaitement rappelé Vancouver et, dans une moindre mesureSydney Opera Laure, Auckland. Pour résumer, disons que grâce à son atmosphère plaisante et à ses superbes points de vue, nous ne nous y sommes pas ennuyés malgré les neuf jours que nous y avons passés. Précisons encore pour terminer que nous y avons également revu Michael (l'Australien avec qui nous avions voyagé au Pérou pendant trois semaines) à l'occasion du premier août. Nous avons partagé une excellente fondue Gerber (rappelle toi : notre goût est altéré) trouvée au supermarché du quartier.

 
 
 
 

 

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