Les jours suivants ont été plus cléments en termes d'averses. Le thermomètre est rarement monté au-dessus de dix degrés, mais quelques après-midi radieux nous l'ont complètement fait oublier. Ca nous a poussés à visiter un peu Auckland. C'est une ville étonnante de verdure. Bien que nous nous trouvions dans un centre urbain qui compte plus d'un million d'habitants, nous n'en avions pas du tout le sentiment. Hormis dans les quelques rues du centre-ville, rares sont les maisons qui dépassaient deux ou trois étages. Partout, on voyait des jardins, ou des parcs, dans lesquels on avait la possibilité de flâner. L'architecture était soignée et les styles concentrés selon des plans de quartier. En fait, nous avions plus l'impression de nous promener dans de riches zones résidentielles en campagne que dans la métropole où se concentre un quart des habitants de tout le pays. Vincent (notre ami-ex-collègue avec qui nous avions voyagé au Brésil) nous avait en particulier recommandé la visite de Parnell, une série de rues situées à trente minutes à pied de notre hôtel (lui-même très central). Des dizaines de cafés, d'artisans, d'échoppes design, etc. bordent les larges trottoirs de ce lieu prisé des jeunes kiwis. On s'y sent bien, il est vrai. Nous avons flâné entre les verreries, les vêtements et les bureaux d'architecte, puis nous nous sommes écrasés dans les fauteuils d'un café et y avons observé la vie d'Auckland deux heures durant. Nous sommes ensuite allés visiter le port et le bord de mer. Tous deux ont été spécialement aménagés pour une précédente America's Cup. Le résultat est excellent. Entre Parnell et le waterfront, nous nous sommes revus à Vancouver, alors que nous déambulions dans Grandville Island. En y repensant, cette comparaison me semble juste.

Outre les visites, nous avons également mis à profit ce temps d'attente pour préparer un itinéraire dans le pays. Nous avons dévalisé l'office du tourisme qui fournit décidément bien trop de matériel : cartes routières, catalogues d'hôtels, revues par centaines et publicités diverses. Si tu rentres dans une de leurs représentations, tu es certain de ressortir avec cent prospectus dont tu n'as aucun besoin. C'est peut-être parce qu'ils sont dirigés à un niveau national qu'ils sont si compétents et si bien fournis en informations réellement utiles. Nous avons en tous les cas constaté le gouffre qui existe entre leurs services et ceux qui sont proposés par ses homologues en Suisse. Un exemple à suivre ? Pour terminer, il nous a fallu choisir le van dans lequel nous allions vivre à trois pendant un mois, puis à deux durant encore une semaine. Il le fallait avec cuisinette, chauffage, lumière pour la nuit, frigo si possible, et surtout, avec de la place pour dormir à trois. Nous avons pré-réservé un modèle qui répondait aux critères (en basse-saison, un tel campervan ne revient qu'à trente-quarante francs suisses par jour) et n'attendions plus que Christian pour confirmer que le véhicule correspondait aux besoins de chacun.

 
 
 
 

 

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